Moisissures et condensation

L’hiver est une période pendant laquelle nous somme très souvent sollicités pour des problèmes d’humidité.
Il faut donc entreprendre sans tarder les travaux d’assèchement.

Les origines des moisissures et condensations

Lorsque les jours raccourcissent et que les températures diminuent, on se réjouit de bien vite retrouver la chaleur du foyer après une longue journée… Hélas ! C’est souvent lors de cette période que l’on découvre soudainement des problèmes d’humidité. Pour nous, l’hiver c’est la belle saison…

Les appels se succèdent et se ressemblent : buée, gouttes d’eau sur les murs, les fenêtres ou les châssis, moisissures (souvent dans les coins des murs)…
Tout cela découle d’un « simple » phénomène de condensation. Lorsque les murs sont peu ou pas isolés, leur température intérieure peut drastiquement chuter et être à l’origine de cette condensation soudaine et importante.

Symptômes et solutions

Bien entendu, ce phénomène peut être accentué par d’autres facteurs, décrits ci-dessous : à chaque problème sa solution !

1. Une isolation trop faible ou pas adaptée
Explication : En se refroidissant (et donc surtout l’hiver), les maçonneries vont entrainer la condensation de l’air chaud intérieur contre leur masse froide. De plus, vous pouvez être confronté à ce que l’on appelle des « ponts thermiques », c’est-à-dire des zones plus froides (des zones de béton ou des zones sans isolant), qui vont attirer la condensation.
Solution : Faire le bilan de ces ponts et tenter de les isoler.

2. Des châssis trop étanches (en effet cette condensation arrive souvent après avoir remplacé des vieux châssis par des nouveaux)
Explication : Même s’il est intéressant de passer au double voir au triple vitrage, prenez garde que ces vieux châssis dont vous avez hâte de vous débarrasser permettent une circulation d’air importante. Lors du changement donc, veuillez à ce que la norme NBN D50-001, qui oblige à placer en même temps que le châssis des grilles qui permettront un renouvellement d’air, soit respectée. Néanmoins, comme beaucoup de menuisier ne le font pas et que de telles grilles ne peuvent être placées par après, vous vous retrouvez avec des problèmes de condensation.
Solution : Une seule, l’aération. Attention que cette ventilation ne doit pas se faire n’importe comment et dépend des saisons. Bien que ce soit l’hiver qu’il faille le plus ventiler (à cause du refroidissement des murs, comme expliquer plus haut), c’est souvent à ce moment qu’on le fait le moins par peur de perdre la chaleur.
Pour faire simple : l’été une ventilation continue par les fenêtres inclinées ; l’hiver par contre, il faut être rapide et efficace. C’est-à-dire un gros courant d’air (ouvrez plusieurs fenêtres en même temps) au grand maximum 10 minutes tous les jours afin de remplacer l’air humide par de l’air sec (celui-ci se réchauffera vite). Pourquoi faut-il être bref ? Car si la ventilation dure trop longtemps, elle va aggraver les choses au lieu de les améliorer, en effet trop d’air froid refroidirait encore plus les maçonneries et celles-ci condenseraient l’air chaud encore plus vite…

Toutefois, et comme le dit l’adage, les habitudes ont la vie dure. Il n’est pas aisé de changer ses rituels ou ceux des autres. C’est pourquoi il existe des petites machines, les Ventilation Mécanique Contrôlée (VMC en abrégé) qui se placent dans les murs et qui peuvent palier à ce manque de ventilation.
Il existe deux types d’installation : si le problème est uniformément répartit sur le bâtiment, il faut prévoir une VMC centralisée qui nécessite de gros travaux et donc, une plus grosse dépense. Cependant, la plupart du temps la condensation ne touche qu’une partie de la maison (les pièces moins chauffées : chambres, bureau… ou celles avec un important dégagement de vapeur : cuisine, buanderie…) et il est alors possible de placer une VMC individuelle uniquement dans les pièces problématiques ce qui réduit considérablement le coût d’installation.

Lorsque vous choisissez votre type de VMC, soyez attentif à plusieurs détails : un simple mécanisme d’extraction ne sera pas suffisant, une extraction/insufflation sans récupérateur de chaleur ou un réchauffage par résistance sont grandement énergivore et ferait s’envoler votre facture électrique… Le meilleur produit est la VMC extracteur/récupérateur de chaleur, à la fois efficace et raisonnable tant du point de vue installation que consommation. En effet, c’est petites machines consomme moins qu’une ampoule LED, c’est-à-dire moins de 5 watts !

3. Un renouvellement d’air insuffisant (plus important l’hiver puisqu’on aère moins)
Se référer au point précédent.

4. Plus de vapeur d’eau
Explication : Quelle quantité de vapeur d’eau produisons-nous par 24h ? Beaucoup… Rien qu’en respirant, un être humain produit chaque jour entre 0,9 et 1,2 litres d’eau, sans compter les nombreuses activités du quotidien qui produisent leurs litres également (se laver, cuisiner, repasser, nettoyer…). En tout, on décompte près de 10 litres de vapeur d’eau pour un ménage de quatre personnes. L’équivalent d’un grand seau par jour.
Solution : Dans la salle-de-bain et dans la buanderie, un extracteur d’air (avec sonde hygrométrique si possible) et ne jamais laisser la porte de la salle-de-bain ouverte après un bain ou une douche pour éviter que cet air fort humide viennent se plaquer contre les murs des pièces de vie. Éviter de mettre secher du linge ou de repasser dans ces pièces et si ce n’est pas possible, ventiler en été et faire un rapide courant d’air après en hiver. Pour la cuisine, une hotte avec extracteur à utiliser même le temps de cuire un œuf !

5. Une température intérieure trop froide, qui ne permet pas aux murs de se réchauffer
Explication : L’humidité relative de l’air, aussi appelé degré hygrométrique, est le degré d’eau que peut contenir l’air. Ce degré et la température de l’air sont liés, donc plus la température est haute, plus l’air peut contenir de l’eau et inversement. Au-delà du point de saturation (quand l’air ne peut pas contenir plus d’eau), le reste va aller condenser sur les murs. Comme dans une voiture en hiver : de la buée apparait sur les vitres parce que l’air est froid et ne peut pas contenir plus d’eau. En se réchauffant avec le chauffage, l’air va augmenter sa capacité à supporter de l’eau.
Solution : Nous conseillons une température minimum de 14°c dans le logement.
Attention aussi à la circulation d’air entre les pièces. En effet, comme expliqué plus haut, un air chaud et humide venant de la salle-de-bain serait une catastrophe dans une chambre qui n’est pas chauffée. L’air froid de la chambre ayant son degré de saturation plus bas que l’air chauffé de la salle-de-bain, la vapeur d’eau irait directement condenser contre les murs et châssis. L’hiver, fermez les portes entre les pièces autant que possible.

6. Des maçonneries poreuses qui laissent s’infiltrer l’eau ou des problèmes d’humidité ascensionnelle
Explication : Lorsque les maçonneries exposées aux pluies sont trop poreuses, les symptômes sont alors différents de ceux déjà décrits. Les plafonnages et plinthes se décollent tandis que du salpêtre (genre de poudre blanche qui semble transpirer du mur) et de larges tâches plus foncées apparaissent.
Solution : il ne s’agit dans ce cas pas de problème de condensation mais d’humidité ascensionnelle et de problème de porosité des briques. Des injections contre l’humidité et un hydrofuge pour la porosité permettent de régler ces problèmes. En séchant (compter 6 à 8 mois), votre bâtiment reviendra à son état normal.

7. L’imperméabilité des enduits extérieurs, qui ne permet pas à la vapeur d’eau de s’évacuer
Explication : Tout comme vous et moi, votre maison respire. En mettant un enduit extérieur trop imperméable, vous l’asphyxiez et empêchez un bon renouvellement de l’air.
Solution : À nouveau, l’aération sera votre meilleure arme. Suivez les mêmes conseils que dans la rubrique 2 sur les châssis.

Néanmoins, même si nous essayons d’être les plus exhaustifs possibles ici, la grande majorité du temps les problèmes de condensation et les moisissures et autres indésirables qui en découlent (notamment les acariens) sont le résultat de trois facteurs principaux, tous liés : le renouvellement d’air trop faible, une température intérieure trop faible et trop de vapeur d’eau dans l’air.
Ce qu’il est important de remarquer dans ces trois causes, c’est qu’elles dépendent toutes des habitants et de leurs habitudes et ne constituent pas des défauts de construction ou d’entretien des murs en eux-mêmes.

Quelle solution vous reste-t-il ?

Les Ventilation Mécanique Contrôlée (VMC en abrégé) qui se placent de manière discrète et silencieuse dans les murs et qui peuvent palier à ce manque d’aération.

Il existe deux types d’installation : si le problème est uniformément répartit sur le bâtiment, il faut prévoir une VMC CENTRALISÉE qui nécessite de gros travaux et donc, une plus grosse dépense. Cependant, la plupart du temps la condensation ne touche qu’une partie de la maison (les pièces moins chauffées : chambres, bureau… ou celles avec un important dégagement de vapeur : cuisine, buanderie…) et il est alors possible de placer une VMC INDIVIDUELLE uniquement dans les pièces problématiques ce qui réduit considérablement le coût d’installation.

Lorsque vous choisissez votre type de VMC, soyez attentif à plusieurs détails : un simple mécanisme d’extraction ne sera tout simplement pas suffisant tandis qu’une extraction/insufflation sans récupérateur de chaleur ou avec réchauffage par résistance sont grandement énergivore et feraient s’envoler votre facture électrique… Le meilleur produit est la VMC extracteur/récupérateur de chaleur, à la fois efficace et raisonnable tant du point de vue installation que consommation. En effet, c’est petites machines consomme moins qu’une ampoule LED, c’est-à-dire 5 watts !